Tu t’accroches à une version idéalisée de la réalité.

Et pendant ce temps, tu oublies de vivre.

Il y a cette relation, dans laquelle tu t’es engagée il y a un moment.


Ca fait quelques temps que tu as la sensation de donner plusque ce que tu reçois. Tu réalises que vous ne mettez pas les mêmes choses derrière les mots qui vous ont initialement rassemblé [au choix : authenticité,écologie, engagement, parentalité, train de vie…]. Des silences apparaissent lors de conversations. Malgré plusieurs discussions pour trouver le dénominateur commun entre vous, il reste des endroits où vous ne vous rejoignez pas, où tu ne te sens pas entendu·e dans ce que tu es/ce que tu vis.

Bref : tu n’y trouves plus ton compte.

Mais voilà, cette réalité-là ne t’arrange pas. C’est pas ceque tu voulais vivre avec cette personne. Tu refuses de faire le constat que tu ne t’y retrouves plus dans cette relation.

Alors tu te mets à dépenser une énergie folle à tordre la réalitépour la faire correspondre à tes désirs. Tu te poses des milliers de questions, tu te repasses des scènes en boucle pour voir si tu pourrais capter de nouvelles infos, tu lis des bouquins qui pourraient expliquer pourquoi vous êtes différents, tu cherches des explications à son comportement, au tien, et des façons de régler ça (de changer l’autre ? 😬🙄), …

Bref, pas mal d’agitation. Et en attendant, ta vitalité meurt à petit feu.

On dirait pas, comme ça; En surface ça va : tu te lèves le matin, tu pars travailler, tu manges, tu dors. Tu es fonctionnel·le. Mais quand on gratte un peu le vernis : tu dors mal, tu prends/perds du poids, tu fais de l’eczéma, tu es en excès de consommation de [au choix : substance, sport, sexe, écrans etc]…et surtout, ça fait un moment que tu ne t’es pas posé de questions sur tes besoins, désirs, aspirations profondes. Parce que tu es bien trop occupé·e à essayer de faire rentrer les ronds (de ce que tu veux vivre) dans les carrés (des choses telles qu’elles sont).

Ça peut durer un moment. Comme dit une amie à moi : Tant que tu peux encore, c’est que tu n’en peux pas plus. Perso j’ai mis des années avant de divorcer, et avant de quitter mon travail en CDI. C’est dur de regarder en face les choses qui ne nous conviennent plus. Souvent car pour nos systèmes d’attachement, c’est dangereux de remettre le lien en question. Puis notre mental qui aime bien la routine a la flemme de remettre en question l’ordre établi. Et puis on va pas se mentir : il y a des remises en question qui viennent parfois toucher à notre socle de sécurité (financière, matérielle,…). C’est pas rien.

Mais bon, voilà, en attendant, quand tu fais ça, tu bâillonnes le vivant en toi. Hop, sourdine sur ta vitalité. Tu sacrifies tes élans de vie sur l’autel de la relation, du confort, de l’habitude. De l'idéal.

Donc c’est OK que ça prenne du temps ces phases-là.

Mais rappelle-toi que tu n'es pas là pour en ch...r 💩. La vie te veut du bien, et il existe des relations / des environnements dans lesquels ça peut être doux, joyeux pour toi d’évoluer, où tu peux te déployer, créer
et co-créer avec aisance. T’as pas besoin de te raccrocher aux branches de ce qui ne marche plus pour toi.

La vie n’est pas une lutte ; et si ton quotidien ressemble un peu trop à une lutte, c’est peut-être qu’il est temps de te reconnecter à tes désirs profonds, et de recommencer à faire ce qui est bon pour toi, un pas après l'autre.